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Moteur de l'enseignement,
la recherche est pratiquée
tant dans les disciplines fondamentales
que dans des domaines d’applications
pratiques, en étroite collaboration avec les entreprises,
le secteur public et les organismes internationaux.
Des chercheurs qui cherchent...
A la Faculté AGRO-Louvain,
plus de 200 personnes (professeurs, chercheurs, techniciens, …)
oeuvrent quotidiennement à repousser les frontières
de la connaissance et à proposer des solutions
originales aux défis d’aujourd’hui.
L'excellence de leur recherche s'illustre chaque année par la publication
de plus de 100 articles dans des revues scientifiques internationales de haut
niveau, par la participation à de nombreux colloques et conférences
partout dans le monde, par la présentation d'une vingtaine de thèses, …
La recherche est pratiquée
dans 16 unités réparties en 3 départements,
déclinant l’agronomie, la chimie et
l’environnement :
- Département de biologie
appliquée et des productions agricoles
- Département de chimie appliquée
et des bioindustries
- Département des sciences
du milieu et de l'aménagement du territoire
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Dans
chaque domaine d'étude, nos équipes de
recherche disposent des outils les plus performants
Stations d'essais (bois de Lauzelle, Michamps, Marbaix,
pisciculture, .), équipements analytiques de
pointe (chromatographie, microscopie, spectrométrie,
.), phytotrons et serres, matériel
technologique (radiotélémétrie, GPS, .), logiciels spécialisés
(ArcView, .), laboratoire biosécurisé,…
...et qui trouvent
!
Il est impossible de décrire
ici tout le foisonnement des recherches développées à la
Faculté AGRO-Louvain.
En voici quelques illustrations…
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| Traqueurs
de virus
Tout le monde
connaît le virus de la grippe ou du sida.
Ce que l'on sait moins, c'est qu'il existe aussi
des virus qui attaquent les plantes. Comme chez
l'homme, ils sont capables de provoquer des épidémies
aux effets destructeurs, qui peuvent s'accompagner
de famines ou de l'abandon de la culture d'une
espèce végétale ! A l'unité de
phytopathologie de l’UCL, nous étudions,
entre autres, la diversité des virus pour
mieux comprendre les mécanismes qui leur
permettent de provoquer ces maladies. Ainsi, nos
chercheurs ont collecté plusieurs dizaines
de souches virales sur sorgho, mil, arachide et
canne à sucre, en provenance du Sénégal,
du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que
le vecteur du virus, un petit protozoaire du sol
appelé Polymyxa graminis... Précautionneusement
ramenés en Europe, ces virus et vecteurs
sont étudiés sous des normes très
strictes de biosécurité dans le but
de mieux comprendre les interactions entre le virus,
la plante et le vecteur... Les résultats
de la recherche permettront de mieux contrôler
la maladie et ainsi limiter les pertes de rendement
qu'elle occasionne dans une région où la
culture est déjà très difficile
en raison du climat qui y règne...
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| Que
devient l’eau de pluie qui tombe sur le sol ?
Cette question
qui peut sembler triviale de prime abord couvre
pourtant un aspect important de notre recherche.
Bien sûr, nous savons qu’une partie
ruissellera, une autre s’infiltrera pour être éventuellement
utilisée par les plantes ou être drainée
jusqu’à la nappe phréatique.
Cependant, ces processus à l’apparence
simple sont extrêmement complexes à comprendre,
quantifier et modéliser. Ils ont cependant
une importance capitale dans de nombreux problèmes
agri-environnementaux. Nos recherches, réalisées
dans l’unité de
Génie Rural de l’UCL,
visent à caractériser les flux d’eaux
depuis l’échelle du pore jusqu’à l’échelle
régionale dans un milieu, le sol, extrêmement
hétérogène et difficilement
observable. Les applications de nos recherches
sont nombreuses. Pour la prévention des
inondations, par exemple, il est important de prévoir
l’infiltration et le ruissellement généré par
une pluie à large échelle. Afin d’optimiser
l’irrigation en fonction des plantes et des
contraintes agro-climatiques dans les pays arides
mais aussi en Belgique, les mouvements de l’eau
dans les sols jusqu’aux racines doivent être
quantifié. Enfin, la compréhension
de l’infiltration est nécessaire pour
prévoir, entre autre, le transfert des polluants
dans les sols. De plus, toutes ces recherches doivent
s’effectuer dans le cadre des changements
climatiques futurs. De beaux défis pour
notre équipe de chercheurs !
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| Les
mammifères marins, de bons indicateurs de l’état
de santé de nos océans
Les polluants
organiques ont contaminé l’ensemble
des écosystèmes du globe, des pôles
jusqu’à l’équateur. Ces
molécules chimiques produites par l’Homme
s’accumulent dans les tissus des animaux.
Les mammifères marins, situés au
sommet de la chaîne alimentaire, sont les
plus exposés à ces polluants. Une
diminution de la résistance aux infections,
des problèmes de croissance et de développement
ainsi que des échecs au niveau de la reproduction
peuvent avoir lieu, plongeant dans l’ombre
le devenir de nombreuses populations de cétacés,
phoques et otaries.
L'étude de la biologie de ces créatures marines se
révèle donc extrêmement importante afin de
comprendre comment les polluants peuvent perturber les mécanismes
qui les maintiennent en bonnes conditions de santé, de croissance,
de développement et de reproduction. A l’unité de
biochimie de la nutrition de l’UCL, nous nous
intéressons à cette problématique, en collaboration
avec des partenaires belges et étrangers. Nous étudions
notamment le transfert des polluants de la mère au petit
chez les phoques durant la lactation ainsi que l’impact de
cette contamination sur la santé des animaux. Des missions
de terrain sont régulièrement organisées afin
de prélever des échantillons sur animaux sauvages
et mener à bien nos projets. Ce type de recherche est notamment
destiné à aider les autorités à prendre
des décisions en termes de régulation des composés
toxiques et de gestion des écosystèmes marins.
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| Des
protéines pharmacologiques pour guérir
!
La médecine
fait de plus en plus appel à l’utilisation
de protéines pharmacologiques telles que
les vaccins, les anticorps utilisés en diagnostique
ou en thérapie, les diverses protéines
(insuline, hormone de croissance, facteurs de coagulation,…)
utilisées pour le traitement de malades
qui en sont déficients. La demande croissante
pour ces protéines a suscité le développement
d’approches de génie génétique
consistant à produire ces protéines
en grande quantité dans des organismes appropriés
tels que des bactéries, des levures ou des
cellules animales. Depuis quelques années,
l’expression de protéines pharmacologiques
dans des cultures de cellules végétales
s’est développée. La culture
de ces cellules est peu onéreuse, présente
beaucoup moins de risques de contamination (virus
animaux, prion,…) que les cellules animales
et reste confinée dans des bioréacteurs.
Cependant, les systèmes de production de
protéines dans les cellules végétales
en culture doivent encore être améliorés
avant d’être commercialisés.
Les checheurs de l’unité de
biochimie physiologique de l’UCL développent
des projets qui vont dans ce sens.
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Cellules végétales
en culture
produisant des anticorps |
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| G,
comme géomatique et gorilles !
En 2004, le
Parc National des Virunga, inscrit sur la liste
du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, a été le
théâtre d’une déforestation
massive. Sur base d’image satellites, nos
chercheurs de l’unité d’Environnemétrie
et Géomatique de l’UCL
ont pu mettre en évidence et quantifier
de manière objective l’importance
de la déforestation. Entre le 19 mai et
le 03 juillet, plus de 15 km² de forêts
qui constitue l’habitat des Gorilles de montagne
ont été fortement dégradés.
Près de la moitié de cette surface
forestière a totalement disparu. Les images
font le tour de l’Afrique, circulent un peu
partout dans le monde. La communauté internationale
fait pression et parvient à interrompre
l’abattage. La preuve par l’imagerie
satellite a incontestablement contribué a
juguler une crise environnementale sans précédent.
Bel exemple où science et technologie se
mettent au service de l’environnement. Les
thèmes centraux que nous étudions
concernent en effet les phénomènes à l’échelle
du globe terrestre, tel que : la télédétection
satellitale et aéroportée, au service
de l’agriculture, de la foresterie et de
l’aménagement du territoire. Appuyée
par des systèmes d’information géographiques
(SIG) de pointe, notre expertise de recherche en
géomatique contribue ainsi à évaluer,
modéliser et gérer les paysages ruraux
et leur fonctionnement en terme d'habitat pour
la biodiversité.
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| Mettre
au point des catalyseurs pour lutter contre la pollution
Les "catalyseurs" font
partie d’une famille de composés qui
présentent la faculté d'augmenter
sensiblement la vitesse de réactions chimiques,
que ce soit au sein d’organismes vivants
ou au sein de procédés industriels.
A l'Unité de catalyse de l’UCL (CATA),
nos chercheurs s’intéressent particulièrement à l'utilisation
des catalyseurs solides inorganiques (métaux,
oxydes, nitrures, oxynitrures, sulfures, etc.).
De nombreuses applications à la vie courante
découlent de l’étude et de
la compréhension de ces processus. En ce
sens, un vaste volet de la catalyse hétérogène étudié au
laboratoire concerne la lutte contre la
pollution. L'exemple le plus connu relève
des "pots catalytiques" pour automobiles
voués à réduire les teneurs
en hydrocarbures imbrûlés, en oxydes
d'azote (NOx) et en monoxyde de carbone (CO) dans
les gaz d'échappement. Ces "composés
organiques volatils" (COVs) sont les molécules
responsables des nuisances olfactives urbaines,
mais dans certains cas, peuvent aussi représenter
des dangers réels pour l’environnement
(effet de serre) et pour la santé humaine
(irritation cutanée, problèmes respiratoires,
etc.). La mise au point de catalyseurs spécifique
pour le piégeage et l’abattement de
ces polluants représente donc un formidable
atout de préservation de la qualité de
vie. De manière similaire, d’autres
exemples de lutte contre la pollution sont : la
destruction des polluants aromatiques chlorés
(une famille de molécules à laquelle
appartient les dioxines – polluants médiatiquement
bien connus) ou encore l’élimination
des contaminants soufrés et benzéniques,
responsables indirects des pluies acides et agents
cancérigènes, naturellement présents
dans les carburants automobiles. Outre ces exemples,
des recherches très prometteuses sont actuellement
entreprises au laboratoire concernant la transformation
de la biomasse : en bio-alcools (obtenus par fermentation)
qui pourraient être le carburant synthétique
du futur, voir en hydrogène (pour alimenter
des piles à combustible) source d’énergie
quasi inépuisable. D’autres applications
aussi multiples et diverses, intervenant dans les
domaines de l’industrie pharmaceutique ou
encore en alimentaire et en parfumerie, existent
encore et soulignent davantage l’intérêt
que revêt l’étude de la chimie
des matériaux.
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