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Manipuler,
pratiquer, appliquer, réaliser, développer,
imaginer, … !
Bien sûr ! C’est important pour un-e futur-e bio-ingénieur
d’approcher concrètement
le métier lors de ses études… |
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PLONGé-e
DANS LE METIER !
Au cours du Master, tu seras
invité à traiter un problème
concret et complexe de bioingénierie (en chimie
industrielle, en agronomie ou en sciences et technologie
de l’environnement) à la manière
d’un bureau d’études. Au
sein d’une équipe d’étudiants,
il s’agira d’intégrer
l’ensemble des connaissances et compétences
acquises dans TA formation de bioingénieur
pour comprendre et analyser le problème,
identifier et documenter les voies de solution
possibles en tenant compte du cadre multidisciplinaire,
sélectionner les solutions les plus
prometteuses, les développer jusqu'au
scénario des opérations à mettre
en oeuvre, et finalement émettre
un avis critique sur les solutions retenues.
DE QUOI S'AGIT-IL ? |
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Valoriser
les résidus industriels
« Les
problèmes
soumis aux étudiants
le sont par des industriels qui y sont concrètement
confrontés et qui y cherchent réellement
des solutions. La formule permet aux industriels
d'avoir une analyse extérieure de leur problème,
et aux étudiants de se "frotter" à des
ingénieurs expérimentés. Par
exemple, cette année, un groupe d’étudiants
s’est intéressé au problème
d'une entreprise qui dispose de grandes quantités
de résidus agro-industriels qu'elle voudrait
valoriser. Les options retenues avec l'industriel étaient
d'une part d'en récupérer des protéines
de haute valeur ajoutée et d'autre part
de couvrir les besoins énergétiques
de l'entreprise avec les résidus. Les étudiants
ont recherché dans la littérature
scientifique et technique les informations disponibles
sur les protéines présentes dans
ce type de résidus, leurs propriétés,
leurs intérêts et les technologies
d'extraction et de purification. Ils ont ainsi
identifié plusieurs
possibilités conduisant à des résidus
différents. Ils se sont documentés sur
les différentes technologies adaptées à la
conversion énergétique de ces résidus,
leurs rendements et leurs contraintes techniques.
Après analyse des données et discussion
avec l'industriel, deux options de procédés
a priori les plus pertinents ont été sélectionnées.
Pour chaque option, les étudiants ont défini
la séquence des opérations unitaires,
calculé les flux massiques et énergétiques,
sélectionné et dimensionné les équipements
(calcul de la capacité nécessaire).
En comparant la productivité en protéine
et en énergie, les émissions polluantes,
les aspects économiques des deux options
analysées,
les étudiants ont pu montrer à l'entreprise
qu'une des options était significativement
plus favorable que l'autre pour l'entreprise. Leurs
résultats ont guidé l'entreprise
dans ses investissements.»
P. Gerin,
Professeur
en Master.
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Conception
d’un lagunage
« Une exploitation agricole se trouve à proximité d'un
petit vallon dans laquelle a été aménagé un
petit étang marécageux artificiel.
Pourquoi ne pas tirer profit de cette zone marécageuse
pour en faire un système d'épuration
des eaux usées de la ferme par lagunage (filtration
et épuration par des plantes aquatiques) ?
De sa propre initiative et sans avoir fait de grands
calculs, l'exploitant agricole a déjà créé un
circuit avec différents bassins. Il s'agit
de vérifier que le système qu'il a
créé est efficace et qu'il permet d'obtenir
une eau épurée qui rencontre les normes
imposées par la région wallonne pour
le rejet d'eaux dans la nature.
Trois équipes de quatre étudiants prennent
en charge les différents aspects du problème.
Comme il s'agit d'eaux usées, il convient
d'examiner s'il n'y a pas un risque de contaminer
les eaux souterraines. Quelle est la quantité d'eau
qui risque de s'infiltrer dans le sous-sol sous le
lagunage ? La première équipe s'attelle à ce
problème, qu'elle va modéliser sur
ordinateur sur base de mesures et de sondages faits
sur le terrain. Combien d'eau faut-il épurer
? Difficile à dire parce que la quantité d'eau
usée augmente fortement lors de fortes pluies.
Une équipe va donc essayer d'estimer le débit
des eaux entrant dans le lagunage et voir si le temps
de séjour de l'eau en contact avec les plantes
aquatiques est suffisant pour que l'eau soit épurée
convenablement quelque soit la période de
l'année. Enfin, une équipe va effectuer
l'étude chimique et biologique du fonctionnement
du lagunage : quels sont les polluants à l'entrée
du lagunage, quels sont ceux qui restent encore dans
l'eau à la sortie et, finalement, est-ce que
le lagunage est suffisamment efficace pour donner
une eau qui obéisse à la réglementation
wallonne ? »
Ph. Sonnet,
Professeur en Master.
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Gérer
une forêt
« Une
forêt n'est pas une zone où l'on laisse
la végétation pousser de façon
complètement naturelle. Si l'on veut une
forêt harmonieuse et qui remplisse bien ses
différents rôles qu'on attend d'elle
(paysage, récréation, bio-diversité,
etc.), il est indispensable d'intervenir. Il faut
adapter la plantation des différentes
espèces en fonction du sol et du paysage,
gérer le mélange des espèces,
tenir en compte les vitesses de croissance,
etc. Mais l'échelle de temps, pour ces interventions,
est très longue. Il faut donc prévoir
les choses à long terme, dans ce que l'on
appelle un plan d'aménagement forestier.
Or pour le bois en question, on n'a plus fait de
plan d'aménagement depuis plusieurs dizaines
d'années et il est grand temps de savoir
où l'on va. Deux groupes de quatre étudiants
prennent le problème à bras le corps.
Ils se rendent sur le terrain, mesurent les âges,
les tailles et recensent les espèces. Ils établissent
la liste des contraintes et des fonctions demandées à la
zone boisée. En fonction de l'âge
des arbres, de la nature du sol, et du paysage,
ils modélisent l'évolution de la
forêt à l'aide d'un système
d'information géographique. Ils aboutissent à une
proposition d'aménagement et de gestion
de la forêt pour les vingt années à venir.»
Q. Ponette,
Professeur en Master. |
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