1. Quels sont les prérequis aux études de bioingénieur ?
  2. Quel est le taux de réussite en première baccalauréat ?
  3. Qu’est ce qu’un crédit ?
  4. Y a-t-il des stages pratiques durant les études?
  5. Suis-je obligé-e d’assister aux cours ?
  6. La chimie m’intéresse. Au niveau de la formation,
    quelles sont les différences entre :
    • bioingénieur en chimie et bio-industries,
    • ingénieur civil en chimie et sciences des matériaux
    • master en sciences chimiques ?
  7. Quelles sont les différences entre l’université
    et les hautes écoles ?
  8. Si j’éprouve des difficultés dans mes études,
    qui pourra m’aider ?
  9. Trouve-t-on facilement du travail ?
  10. Et pour ceux qui n'ont pas le diplôme de l'enseignement
    secondaire de la Communauté française de Belgique ?
1. Quels sont les prérequis aux études de bioingénieur ?
Comme pour toutes les études universitaires, pour avoir le maximum de chances de réussite en faculté AGRO, les conditions suivantes sont nécessaires:
- être motivé et savoir l’exprimer au travers d’une méthode de travail efficace;
- avoir un esprit logique et rigoureux;
- avoir une capacité de travail, de synthèse, d’analyse;
- bien maîtriser la langue française.
L’étudiant qui aura choisi une option dite “forte” en humanités (quelle qu’elle soit) et aura dominé les matières enseignées, s’il a par ailleurs un attrait particulier pour la démarche scientifique, peut s’engager sans crainte dans cette voie.

2. Quel est le taux de réussite en première baccalauréat ?
Nos étudiants de première année réussissent avec un taux de 41 à 43%, à l’issue des trois sessions d’examens.

3. Qu’est ce qu’un crédit ?
Chaque activité d’apprentissage (cours, stage, travaux pratiques, …) est dotée d'un certain nombre de crédits européens (CR ou ECTS). Le crédit est une valeur numérique exprimant la charge totale de travail de l'étudiant qui prend en compte toutes les activités nécessaires pour préparer le cours et assimiler la matière (présence au cours, recherches en bibliothèque, exercices en laboratoire, travail personnel, etc.).
Pour chaque cours réussi, le jury attribue à l'étudiant un nombre de crédits équivalents aux crédits de chaque cours. D'une année à l'autre, l'étudiant engrange donc une série de crédits qu'il pourra valoriser dans la suite de son parcours universitaire, en fonction des contraintes propres au programme vers lequel il s'oriente.
En Communauté française de Belgique, un crédit correspond forfaitairement à 24 heures de travail d'activités d'apprentissage. Une année d'études, estimée à 1440 heures de travail, compte donc 60 crédits.

4. Y a-t-il des stages pratiques durant les études?
Oui, au terme du baccalauréat, l’étudiant doit avoir réalisé un stage pratique (renvoi vers rubrique stage) d’un mois en entreprise ou exploitation à caractère agronomique au sens large. Ce stage est destiné à la sensibilisation aux problèmes de l’agriculture, de l’environnement et de la vie en entreprise. Au terme du stage, l’étudiant doit rédiger un rapport sur les domaines couverts par le stage, allant des aspects techniques aux aspects socioéconomiques. Le stage peut être réalisé en Belgique ou à l’étranger.

5. Suis-je obligé-e d’assister aux cours ?
Les cours et les séances d’exercices et de travaux pratiques font partie intégrante de l’enseignement. Le jury peut s’opposer à l’inscription aux examens d’un étudiant qui n’a pas suivi régulièrement toutes les activités d’enseignement.

6. La chimie m’intéresse.
Au niveau de la formation, quelles sont les différences entre :

  • bioingénieur en chimie et bio-industries,
  • ingénieur civil en chimie et sciences des matériaux et
  • master en sciences chimiques ?

La formation des bioingénieur en chimie et bio-industries est basée sur l’étude approfondie de trois secteurs: la chimie (théorique, organique, analytique, colloïdale,...), les sciences du vivant (chimie biologique, génétique, microbiologie, ...) et les sciences de l’ingénieur (informatique, statistique, biotechnologies, ...). Ce profil d’études est unique parmi les cursus universitaires et est très différent des formations données aux masters en sciences chimiques et aux ingénieurs civils en chimie. Par ailleurs, malgré l’existence de différentes options de spécialisations (> objectifs et parcours de formation), notre faculté a fait le choix de maintenir un niveau élevé de polyvalence dans la formation de base des étudiants bioingénieur en chimie et bio-industries. Cette formation commune s’étend sur 3 ans et est suivie de 2 années de spécialisation dans un secteur qui peut être, soit fondamental, soit appliqué. Cette structure de formation permet d’assurer un excellent niveau de compétitivité sur le plan professionnel à nos diplômés.

7. Quelles sont les différences entre l’université et les hautes écoles ?
La principale différence c’est la démarche d’apprentissage: en caricaturant, à l’université on apprend à apprendre; l’université privilégie l’approche fondamentale, on y approfondit d’abord les sciences de base de sa discipline; ce n’est qu’à partir de la 3e année, votre de la 4e année que l’on offre des cours comportant certains aspects plus techniques; mais même dans ces cours, l’étudiant aura souvent à faire lui-même le pas vers la stricte application. On n’apprend donc pas un métier, mais on se forge une série d’outils, de concepts qui doivent permettre de répondre aux exigences de la profession, avec une grande souplesse.
Dans les hautes écoles, on aborde dès le début les aspects pratiques d’un métier, les notions fondamentales étant fournies parallèlement, dans la mesure où elles sont directement utiles à la compréhension technique. Ceci entraîne que l’étudiant, au sortir de l’école, est peut-être plus directement fonctionnel que celui qui sort de l’université, pour autant qu’il trouve un emploi dans le créneau qu’il a développé au cours de ces études. Il sera donc moins souple. Le choix de l’une ou l’autre filière est surtout le fait d’une tournure d’esprit. Après quelques années de pratique professionnelle, les filières de formation suivies s’estomperont au profit de la véritable personnalité de l’individu et des capacités qu’il aura développées.”
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8. Si j’éprouve des difficultés dans mes études, qui pourra m’aider ?
Au baccalauréat, un cours théorique est donné en même temps par un professeur à plusieurs centaines d’étudiants dans des auditoires de très grande taille. Le professeur titulaire ne peut donc avoir une connaissance personnelle de chacun de ses étudiants.
Pour pallier cet état de fait, les professeurs proposent souvent aux étudiants qui en éprouvent le besoin de prendre contact avec lui à la fin du cours ou de fixer un rendez-vous avec lui.
Mais l’essentiel du suivi des étudiants se fait par les assistants lors des travaux pratiques et des laboratoires qui permettent d’illustrer et d’approfondir la matière vue au cours théorique.
Sont également organisées des séances appelées monitorats au cours desquelles tu peux questionner les assistants ou le professeur sur des points de la matière que tu ne maîtrises pas ou demander une aide méthodologique dans tes apprentissages.
Tu peux également fixer rendez-vous avec un assistant.
Une semaine d’évaluation est organisée vers la Toussaint. Les interrogations et autres activités d’évaluation organisées durant cette semaine te permettront de prendre conscience de l'état de tes apprentissages et de tes connaissances. Bien que les résultats de ces tests n'aient aucune incidence sur l'évaluation finale, la participation à ces évaluations est obligatoire.
Au Service d'aide (> lien vers http://www.aide.ucl.ac.be/intropsy.html ), des pédagogues et des psychologues vous aident à améliorer et à personnaliser vos méthodes de travail et à trouver l'équilibre entre vos études et votre vie sociale et culturelle. Dans le cadre d'entretiens individuels totalement indépendants des facultés, ils vous aideront à trouver vos marques et à construire des stratégies d'études adaptées .

9. Trouve-t-on facilement du travail ?
Les bons éléments sont recherchés. Il faut tâcher de l’être dès le départ. Par ailleurs, la polyvalence des études ouvre des portes très diverses dans de nombreux secteurs.
En se basant sur l’analyse des activités de nombreux anciens, il apparaît que les domaines de travail des diplômés bioingénieurs sont très variés et la plupart du temps ne sont pas en relation avec leurs travaux de fin d’études.
Pour le secteur chimie et bio-industries, si quelques uns travaillent dans la grande industrie chimique ou alimentaire, de nombreux autres secteurs sont aussi porteurs: ciments, peinture, chaux, détergents, traitement de surface. Les PME constituent une grande partie des employeurs. La plupart des anciens ont aussi changé de fonction ou d’entreprise au cours de leur carrière.”
Pour obtenir certains emplois à l’étranger, la formation de bioingénieur est excellente, en particulier dans le domaine de la coopération et du développement agricoles.
Le diplôme belge de bioingénieur est par ailleurs très apprécié internationalement.
Nombreux sont les bioingénieurs belges qui ont pu s’expatrier vers les pays du sud (Afrique, Amérique du Sud, Asie). Il faut toutefois noter que la coopération, en particulier celle avec l’Afrique, est en net recul en raison des problèmes politiques auxquels les pays du Sud sont confrontés. Ce type d’emploi est donc moins aisé à trouver qu’auparavant.

10. Et pour ceux qui n'ont pas le diplôme de l'enseignement secondaire de la Communauté française de Belgique ?
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