1. Quels
sont les prérequis aux études
de bioingénieur ?
Comme pour toutes les études universitaires, pour avoir le maximum de
chances de réussite en faculté AGRO, les conditions suivantes sont
nécessaires:
- être motivé et savoir l’exprimer au travers d’une
méthode de travail efficace;
- avoir un esprit logique et rigoureux;
- avoir une capacité de travail, de synthèse, d’analyse;
- bien maîtriser la langue française.
L’étudiant qui aura choisi une option dite “forte” en
humanités (quelle qu’elle soit) et aura dominé les matières
enseignées, s’il a par ailleurs un attrait particulier pour la démarche
scientifique, peut s’engager sans crainte dans cette voie.
2. Quel
est le taux de réussite en première
baccalauréat ?
Nos étudiants de première année réussissent
avec un taux de 41 à 43%, à l’issue des trois
sessions d’examens.
3. Qu’est
ce qu’un crédit ?
Chaque activité d’apprentissage (cours, stage, travaux pratiques, …)
est dotée d'un certain nombre de crédits européens (CR ou
ECTS). Le crédit est une valeur numérique exprimant la charge totale
de travail de l'étudiant qui prend en compte toutes les activités
nécessaires pour préparer le cours et assimiler la matière
(présence au cours, recherches en bibliothèque, exercices en laboratoire,
travail personnel, etc.).
Pour chaque cours réussi, le jury attribue à l'étudiant
un nombre de crédits équivalents aux crédits de chaque cours.
D'une année à l'autre, l'étudiant engrange donc une série
de crédits qu'il pourra valoriser dans la suite de son parcours universitaire,
en fonction des contraintes propres au programme vers lequel il s'oriente.
En Communauté française de Belgique, un crédit correspond
forfaitairement à 24 heures de travail d'activités d'apprentissage.
Une année d'études, estimée à 1440 heures de travail,
compte donc 60 crédits.
4. Y
a-t-il des stages pratiques durant les études?
Oui, au terme du baccalauréat, l’étudiant doit
avoir réalisé un stage pratique (renvoi vers rubrique
stage) d’un mois en entreprise ou exploitation à caractère
agronomique au sens large. Ce stage est destiné à la
sensibilisation aux problèmes de l’agriculture, de
l’environnement et de la vie en entreprise. Au terme du stage,
l’étudiant doit rédiger un rapport sur les
domaines couverts par le stage, allant des aspects techniques aux
aspects socioéconomiques. Le stage peut être réalisé en
Belgique ou à l’étranger.
5. Suis-je
obligé-e d’assister aux cours
?
Les cours et les séances d’exercices et de travaux
pratiques font partie intégrante de l’enseignement.
Le jury peut s’opposer à l’inscription aux examens
d’un étudiant qui n’a pas suivi régulièrement
toutes les activités d’enseignement.
6. La
chimie m’intéresse.
Au niveau
de la formation, quelles sont les différences
entre :
- bioingénieur
en chimie et bio-industries,
- ingénieur
civil en chimie et sciences des matériaux
et
- master en sciences
chimiques ?
La formation des bioingénieur
en chimie et bio-industries est basée sur
l’étude approfondie de trois secteurs:
la chimie (théorique, organique, analytique,
colloïdale,...), les sciences du vivant (chimie
biologique, génétique, microbiologie,
...) et les sciences de l’ingénieur
(informatique, statistique, biotechnologies, ...).
Ce profil d’études est unique parmi
les cursus universitaires et est très différent
des formations données aux masters en sciences
chimiques et aux ingénieurs civils en chimie.
Par ailleurs, malgré l’existence de
différentes options de spécialisations
(> objectifs et parcours de formation), notre
faculté a fait le choix de maintenir un niveau élevé de
polyvalence dans la formation de base des étudiants
bioingénieur en chimie et bio-industries.
Cette formation commune s’étend sur
3 ans et est suivie de 2 années de spécialisation
dans un secteur qui peut être, soit fondamental,
soit appliqué. Cette structure de formation
permet d’assurer un excellent niveau de compétitivité sur
le plan professionnel à nos diplômés.
7. Quelles
sont les différences entre l’université et
les hautes écoles
?
La principale différence c’est la démarche d’apprentissage:
en caricaturant, à l’université on apprend à apprendre;
l’université privilégie l’approche fondamentale, on
y approfondit d’abord les sciences de base de sa discipline; ce n’est
qu’à partir de la 3e année, votre de la 4e année que
l’on offre des cours comportant certains aspects plus techniques; mais
même dans ces cours, l’étudiant aura souvent à faire
lui-même le pas vers la stricte application. On n’apprend donc pas
un métier, mais on se forge une série d’outils, de concepts
qui doivent permettre de répondre aux exigences de la profession, avec
une grande souplesse.
Dans les hautes écoles, on aborde dès le début les aspects
pratiques d’un métier, les notions fondamentales étant fournies
parallèlement, dans la mesure où elles sont directement utiles à la
compréhension technique. Ceci entraîne que l’étudiant,
au sortir de l’école, est peut-être plus directement fonctionnel
que celui qui sort de l’université, pour autant qu’il trouve
un emploi dans le créneau qu’il a développé au cours
de ces études. Il sera donc moins souple. Le choix de l’une ou l’autre
filière est surtout le fait d’une tournure d’esprit. Après
quelques années de pratique professionnelle, les filières de formation
suivies s’estomperont au profit de la véritable personnalité de
l’individu et des capacités qu’il aura développées.”
en
savoir plus >
8. Si
j’éprouve des difficultés
dans mes études, qui pourra m’aider
?
Au baccalauréat, un cours théorique est donné en même
temps par un professeur à plusieurs centaines d’étudiants
dans des auditoires de très grande taille. Le professeur titulaire ne
peut donc avoir une connaissance personnelle de chacun de ses étudiants.
Pour pallier cet état de fait, les professeurs proposent souvent aux étudiants
qui en éprouvent le besoin de prendre contact avec lui à la fin
du cours ou de fixer un rendez-vous avec lui.
Mais l’essentiel du suivi des étudiants se fait par les assistants lors
des travaux pratiques et des laboratoires qui permettent d’illustrer
et d’approfondir la matière vue au cours théorique.
Sont également organisées des séances appelées monitorats au
cours desquelles tu peux questionner les assistants ou le professeur sur des
points de la matière que tu ne maîtrises pas ou demander une aide
méthodologique dans tes apprentissages.
Tu peux également fixer rendez-vous avec un assistant.
Une semaine d’évaluation est organisée vers la Toussaint.
Les interrogations et autres activités d’évaluation organisées
durant cette semaine te permettront de prendre conscience de l'état de
tes apprentissages et de tes connaissances. Bien que les résultats de
ces tests n'aient aucune incidence sur l'évaluation finale, la participation à ces évaluations
est obligatoire.
Au Service d'aide (> lien vers http://www.aide.ucl.ac.be/intropsy.html ),
des pédagogues et des psychologues vous aident à améliorer
et à personnaliser vos méthodes de travail et à trouver
l'équilibre entre vos études et votre vie sociale et culturelle.
Dans le cadre d'entretiens individuels totalement indépendants des facultés,
ils vous aideront à trouver vos marques et à construire des stratégies
d'études adaptées
.
9. Trouve-t-on
facilement du travail ?
Les bons éléments sont recherchés.
Il faut tâcher de l’être
dès le départ. Par ailleurs,
la polyvalence des études ouvre des
portes très diverses dans de nombreux
secteurs.
En se basant sur l’analyse des activités
de nombreux anciens, il apparaît que
les domaines de travail des diplômés
bioingénieurs sont très variés
et la plupart du temps ne sont pas en relation
avec leurs travaux de fin d’études.
Pour le secteur chimie et bio-industries,
si quelques uns travaillent dans la grande
industrie chimique ou alimentaire, de nombreux
autres secteurs sont aussi porteurs: ciments,
peinture, chaux, détergents, traitement
de surface. Les PME constituent une grande
partie des employeurs. La plupart des anciens
ont aussi changé de fonction ou d’entreprise
au cours de leur carrière.”
Pour obtenir certains emplois à l’étranger,
la formation de bioingénieur est excellente,
en particulier dans le domaine de la coopération
et du développement agricoles.
Le diplôme belge de bioingénieur
est par ailleurs très apprécié internationalement.
Nombreux sont les bioingénieurs belges
qui ont pu s’expatrier vers les pays
du sud (Afrique, Amérique du Sud,
Asie). Il faut toutefois noter que la coopération,
en particulier celle avec l’Afrique,
est en net recul en raison des problèmes
politiques auxquels les pays du Sud sont
confrontés. Ce type d’emploi
est donc moins aisé à trouver
qu’auparavant.
10. Et
pour ceux qui n'ont pas le diplôme de
l'enseignement secondaire de la Communauté française
de Belgique ?
en
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